Les mesures d'accompagnement :

comprendre pour mieux se défendre

Avant le placement, il existe des mesures censées soutenir les familles :

AEMO, AGBF, TISF.

Elles sont présentées comme des aides, mais trop souvent vécues comme des intrusions,

des pressions ou des étapes vers la séparation.  

 

Ce guide explique :  
- Les différences entre ces mesures et leurs impacts réels.  
- Les risques et dérives possibles, mais aussi leurs complémentarités.  
- Les conseils pratiques pour rester en lien avec son enfant et préserver sa dignité.  
- La manière dont les familles peuvent documenter, contester et transformer ces mesures en véritables outils de soutien.  

 

Télécharger ce guide, c’est choisir de voir les mesures comme des ponts et non des murs, de transformer la contrainte en levier de réparation, et de porter la voix des familles pour que chaque enfant reste protégé sans être effacé.  

Les mesures d’accompagnement :

Comprendre les dispositifs qui soutiennent les familles et protègent les enfants

 

Accompagner avant de placer
La protection de l’enfance repose sur un principe fondamental :  
- le placement n’est jamais la première réponse.  
Avant d’en arriver là, les départements et la justice doivent proposer des mesures d’accompagnement, destinées à soutenir les parents, sécuriser l’enfant et prévenir

l’escalade vers le danger.

Ces mesures sont administratives (ASE) ou judiciaires (juge des enfants). Elles constituent l’essentiel du travail de terrain, même si elles sont souvent invisibles pour le grand public.

 

1. Les mesures administratives d’accompagnement (ASE)
(Mises en place par le département, avec l’accord des parents)

Selon la DREES 2025, ces mesures représentent une part importante de l’activité de l’ASE, qui agit en prévention, en soutien éducatif et en aide matérielle.

 

1.1. L’Aide Éducative à Domicile (AED)
C’est la mesure la plus courante.  
Elle vise à soutenir les parents sans retirer l’enfant du domicile.

 

Objectifs :
- renforcer les compétences parentales 
- sécuriser le quotidien de l’enfant 
- prévenir les situations de danger.

 

Modalités :
- interventions régulières d’un éducateur 
- accompagnement dans la scolarité, la santé, l’organisation familiale 
- travail sur la communication et les besoins de l’enfant.

 

1.2. L’accompagnement par un TISF (Technicien de l’Intervention Sociale et Familiale)
Mentionné dans les dispositifs officiels de protection de l’enfance.

 

Rôle :
- aide concrète au quotidien : repas, hygiène, organisation ;  
- soutien éducatif et matériel ;  
- présence rassurante pour l’enfant.

 

1.3. L’accompagnement en économie sociale et familiale (AESF)


Pour les familles en difficulté budgétaire ou organisationnelle.

Objectifs :
- gestion du budget 
- prévention du surendettement 
- stabilisation du cadre de vie.

 

1.4. Les aides financières
Selon Aide-Sociale.fr, l’ASE peut accorder des aides matérielles ou financières pour éviter que la précarité ne devienne un facteur de danger.

 

2. Les mesures judiciaires d’accompagnement (Protection judiciaire)
(Décidées par le juge des enfants lorsque les mesures administratives ne suffisent plus)

Le Ministère de la Justice rappelle que la justice intervient uniquement si les mesures administratives ne permettent pas de mettre fin au danger.

 

2.1. L’Aide Éducative en Milieu Ouvert (AEMO)
C’est la mesure judiciaire la plus connue.

 

Objectifs :
- protéger l’enfant tout en le maintenant dans son milieu familial ;  
- imposer un cadre éducatif lorsque l’AED ne suffit plus.

 

Modalités :
- interventions obligatoires d’un éducateur ;  
- comptes rendus réguliers au juge ;  
- travail sur les conditions de vie, la parentalité, la sécurité.

 

2.2. L’AEMO renforcée
Pour les situations plus complexes.

Caractéristiques :
- interventions plus fréquentes ;  
- coordination avec d’autres professionnels (psychologues, TISF, associations) ;  
- suivi plus strict par le juge.

 

2.3. Les mesures d’investigation
Avant de décider, le juge peut ordonner une mesure judiciaire d’investigation éducative (MJIE).

 

Objectifs :
- comprendre la situation familiale ;  
- évaluer les besoins de l’enfant ;  
- proposer les mesures les plus adaptées.


3. Les mesures pour les jeunes majeurs
Les dispositifs officiels mentionnent le contrat jeune majeur comme un accompagnement essentiel pour les 18–21 ans en difficulté.

 

Objectifs :
- éviter les ruptures brutales ;  
- accompagner vers l’autonomie ;  
- soutenir l’accès au logement, à la formation, à l’emploi.


4. Quand les mesures d’accompagnement ne suffisent plus
Si malgré l’accompagnement, la situation reste dangereuse, la justice peut ordonner un placement.  
Le Ministère de la Justice rappelle que cette décision intervient en dernier recours.


5. Pourquoi ces mesures sont essentielles
Elles permettent :
- de prévenir plutôt que de sanctionner ;  
- de soutenir les parents au lieu de les remplacer ;  
- de maintenir l’enfant dans son milieu quand c’est possible ;  
- de réduire les placements évitables ;  
- de réduire les inégalités territoriales, un enjeu que tu portes fortement.


Conclusion :
Accompagner, c’est protéger autrement
Les mesures d’accompagnement sont le cœur de la protection de l’enfance.  
Elles rappellent que protéger un enfant,

ce n’est pas seulement intervenir en cas de

danger, mais soutenir les familles

pour éviter qu’il n’apparaisse.

Les mesures d’accompagnement :

Comprendre les dispositifs qui soutiennent les familles et protègent les enfants

 

Accompagner avant de placer
La protection de l’enfance repose sur un

principe fondamental :  
- le placement n’est jamais la première réponse.  
Avant d’en arriver là, les départements et la justice doivent proposer des mesures d’accompagnement, destinées à soutenir les parents, sécuriser l’enfant et prévenir

l’escalade vers le danger.

Ces mesures sont administratives (ASE) ou judiciaires (juge des enfants). Elles constituent l’essentiel du travail de terrain, même si elles

sont souvent invisibles pour le grand public.

 

1. Les mesures administratives d’accompagnement (ASE)
(Mises en place par le département, avec l’accord des parents)

Selon la DREES 2025, ces mesures représentent une part importante de l’activité de l’ASE, qui agit en prévention, en soutien éducatif et en aide matérielle.

 

1.1. L’Aide Éducative à Domicile (AED)
C’est la mesure la plus courante.  
Elle vise à soutenir les parents sans retirer l’enfant du domicile.

 

Objectifs :
- renforcer les compétences parentales 
- sécuriser le quotidien de l’enfant 
- prévenir les situations de danger.

 

Modalités :
- interventions régulières d’un éducateur 
- accompagnement dans la scolarité, la santé, l’organisation familiale 
- travail sur la communication et les besoins de l’enfant.

 

1.2. L’accompagnement par un TISF (Technicien de l’Intervention Sociale et Familiale)
Mentionné dans les dispositifs officiels de protection de l’enfance.

 

Rôle :
- aide concrète au quotidien : repas, hygiène, organisation ;  
- soutien éducatif et matériel ;  
- présence rassurante pour l’enfant.

 

1.3. L’accompagnement en économie sociale et familiale (AESF)


Pour les familles en difficulté budgétaire ou organisationnelle.

Objectifs :
- gestion du budget 
- prévention du surendettement 
- stabilisation du cadre de vie.

 

1.4. Les aides financières
Selon Aide-Sociale.fr, l’ASE peut accorder des aides matérielles ou financières pour éviter que la précarité ne devienne un facteur de danger.

 

2. Les mesures judiciaires d’accompagnement (Protection judiciaire)
(Décidées par le juge des enfants lorsque les mesures administratives ne suffisent plus)

Le Ministère de la Justice rappelle que la justice intervient uniquement si les mesures administratives ne permettent pas de mettre fin au danger.

 

2.1. L’Aide Éducative en Milieu Ouvert (AEMO)
C’est la mesure judiciaire la plus connue.

 

Objectifs :
- protéger l’enfant tout en le maintenant dans son milieu familial ;  
- imposer un cadre éducatif lorsque l’AED ne suffit plus.

 

Modalités :
- interventions obligatoires d’un éducateur 
- comptes rendus réguliers au juge 
- travail sur les conditions de vie,

la parentalité, la sécurité.

 

2.2. L’AEMO renforcée
Pour les situations plus complexes.

Caractéristiques :
- interventions plus fréquentes ;  
- coordination avec d’autres professionnels (psychologues, TISF, associations) ;  
- suivi plus strict par le juge.

 

2.3. Les mesures d’investigation
Avant de décider, le juge peut ordonner une mesure judiciaire d’investigation éducative (MJIE).

 

Objectifs :
- comprendre la situation familiale ;  
- évaluer les besoins de l’enfant ;  
- proposer les mesures les plus adaptées.


3. Les mesures pour les jeunes majeurs
Les dispositifs officiels mentionnent le contrat jeune majeur comme un accompagnement essentiel pour les 18–21 ans en difficulté.

 

Objectifs :
- éviter les ruptures brutales ;  
- accompagner vers l’autonomie ;  
- soutenir l’accès au logement,

à la formation, à l’emploi.


4. Quand les mesures d’accompagnement ne suffisent plus
Si malgré l’accompagnement, la situation reste dangereuse, la justice peut ordonner un placement.  
Le Ministère de la Justice rappelle que cette décision intervient en dernier recours.


5. Pourquoi ces mesures sont essentielles
Elles permettent :
- de prévenir plutôt que de sanctionner 
- de soutenir les parents au lieu de les remplacer  
- de maintenir l’enfant dans son milieu quand c’est possible 
- de réduire les placements évitables 
- de réduire les inégalités territoriales, un enjeu que tu portes fortement.


Conclusion :
Accompagner, c’est protéger autrement
Les mesures d’accompagnement sont le cœur de la protection de l’enfance.  
Elles rappellent que protéger un enfant,

ce n’est pas seulement intervenir en cas de

danger, mais soutenir les familles

pour éviter qu’il n’apparaisse.